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Stop au Mercosur. Signez la pétition pour rejoindre mobilisation citoyenne contre l'accord !

Nous, citoyennes et citoyens attachés à la souveraineté alimentaire de notre pays et au respect des engagements sanitaires, environnementaux et sociaux de l’Union européenne, refusons que l’agriculture française et européenne soit sacrifiée sur l’autel d’un accord de libre-échange destructeur : l’accord UE–Mercosur.

Les événements récents liés à la propagation de la dermatose nodulaire contagieuse chez les bovins ont mis en lumière les incohérences profondes des politiques agricoles et commerciales européennes. Cette maladie virale, connue depuis de nombreuses années et identifiée en Europe dès 2015, était parfaitement anticipable.

Pourtant, alors même que les autorités françaises avaient connaissance de la situation depuis plusieurs mois, aucune stratégie de vaccination préventive n’a été mise en œuvre. Cette inaction a conduit à l’abattage de milliers de bovins, infligeant un traumatisme considérable aux éleveurs concernés et révélant l’absurdité de règles européennes qui interdisent l’exportation de bovins vaccinés. Ces règles placent les agriculteurs face à un choix impossible entre protection sanitaire et viabilité économique.

Cette crise sanitaire s’inscrit dans un contexte plus large, celui de la relance de l’accord UE–Mercosur, dont les conséquences seraient désastreuses pour l’agriculture européenne. Cet accord prévoit une suppression massive des droits de douane sur les produits importés en provenance de pays où les normes sanitaires, sociales et environnementales sont très inférieures à celles exigées des producteurs européens. Il ouvrirait largement le marché européen à des produits agricoles issus de systèmes de production intensifs, reposant sur de très faibles coûts de main-d’œuvre, l’usage de substances interdites dans l’Union européenne, et une déforestation massive, notamment en Amazonie.

Alors que les agriculteurs français sont soumis à des contraintes toujours plus strictes, notamment en matière d’utilisation des pesticides, de bien-être animal et de protection de l’environnement, l’accord Mercosur instaurerait une concurrence structurellement déloyale. Les producteurs européens ne seraient tout simplement pas en mesure de rivaliser avec des produits importés à bas prix ne respectant ni les mêmes règles, ni les mêmes exigences. À terme, cette situation condamnerait de nombreuses exploitations à disparaître et affaiblirait durablement notre souveraineté alimentaire.

Les garanties avancées par le gouvernement, notamment à travers l’introduction de prétendues « clauses miroirs », ne sont pas crédibles. Les propres évaluations de la Commission européenne reconnaissent l’impossibilité d’assurer une traçabilité complète des produits importés. Il est irréaliste de prétendre contrôler l’ensemble des exploitations agricoles des pays du Mercosur afin de vérifier l’absence d’hormones interdites, de pesticides prohibés, de déforestation ou de violations des droits sociaux. 

Un rapport officiel commandé par le gouvernement français à l’économiste Stefan Ambec en 2024 a établi que la mise en œuvre de cet accord entraînerait une accélération significative de la déforestation et irait à l’encontre des engagements climatiques européens.

L’accord UE–Mercosur constitue ainsi un danger immédiat pour les agriculteurs français, pour la santé des consommateurs, pour l’environnement et pour la cohérence même des politiques européennes. 

Il est contradictoire d’exiger des producteurs européens des efforts constants de qualité, de transition écologique et de montée en gamme tout en organisant leur mise en concurrence avec des productions ne respectant aucune de ces exigences.

C’est pourquoi nous demandons aux députés européens, au Président de la République et au Gouvernement français de s’opposer clairement et définitivement à la mise en application de l’accord UE–Mercosur, en saisissant la Cour de Justice de l'Union Européenne. 

Nous demandons également une remise à plat des règles européennes qui pénalisent injustement les éleveurs, notamment celles entravant la vaccination préventive des cheptels.

L’Union européenne doit rester fidèle à l’objectif fondamental de sa politique agricole : garantir la sécurité alimentaire, soutenir ses agriculteurs et préserver l’environnement. Elle ne peut se construire en sacrifiant celles et ceux qui la nourrissent.

Faisons entendre un rejet clair et massif à cet accord en rejoignant la mobilisation citoyenne massive face à cet accord !

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