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Nous soutenons la primaire pour une candidature commune de la gauche et des écologistes à la présidentielle

Premiers signataires : Etienne Balibar, Dominique Bourg, Rose-Marie Lagrave, Thomas Piketty, Vanessa Springora, Barbe Alice, Bennani Sarah, Brandao Xavier, Chaudron Camille Thomas Coutrot, Claude Debons, Monique Dental-Esparraguera, André Grimaldi Mathilde Imer, Pierre Khalfa, Rémi Lefebvre, Roger Martelli, Christiane Marty, Magali Payen, Willy Pelletier, Thomas Piketty, Dominique Plihon, Suzy Rojtman, Abou Sangaré, Danielle Tartakowsky, Benoît Teste, Marie-Pierre Vieu

Les élections municipales ont montré l’enracinement du Rassemblement national qui étend encore son influence : ni l’absurdité de son programme, ni la violence raciste de ses propositions, ni ses démêlés judiciaires ne l’arrêtent. Ne nous y trompons pas : l’extrême droite n’est pas simplement une droite plus dure. Son arrivée au pouvoir signifierait la fin de l’État de droit, la légitimation d’une xénophobie d’État et une liberté totale donnée au patronat. À l’image des États-Unis sous Donald Trump, la France basculerait dans un autre monde : libertés bafouées, violences politiques et sociales systématisées.

Dans un contexte mondial marqué par la volonté de domination des grandes puissances, une France dirigée par l’extrême droite signifierait un affaiblissement du droit international, mais aussi la fin de la possibilité de la construction d’un bloc pouvant faire front face aux empires. Trump et Poutine ne s’y trompent pas, ils cherchent à détruire toute idée même de construction européenne : ils soutiennent explicitement ces forces qui minent la démocratie.

La prochaine élection présidentielle sera donc décisive.

Dans cette situation, une gauche divisée et éclatée en de multiples candidatures au premier tour a peu de chances de se retrouver au second, comme l’ont montré les deux dernières élections présidentielles, où pourtant un vote utile avait eu lieu en faveur de Jean-Luc Mélenchon. L’unité des gauches et des écologistes est indispensable non seulement pour passer le premier tour, mais aussi pour créer une dynamique permettant ensuite un élargissement de l’assise électorale afin de l’emporter.

Oui, des divergences existent entre les partis de gauche. Mais encore récemment, ils se sont mis d’accord sur un programme dans le cadre du Nouveau Front populaire (NFP), et ce, en un temps record. Remarquons tous les votes communs, voyons comment ils peuvent coopérer dans l’intérêt collectif, pour remporter des victoires au service du plus grand nombre.

Comme l’unité a été déterminante pour conquérir une majorité relative à l’été 2024, elle est notre seule option pour rassembler l’électorat nécessaire à la victoire présidentielle. D’ailleurs, 78 % des électeurs de gauche souhaitent aujourd’hui sa venue. C’est pourquoi l’annonce de l’organisation d’une primaire le 11 octobre est un acte politique majeur, même si Jean-Luc Mélenchon et Raphaël Glucksmann refusent pour le moment d’y participer, que le PCF s’en tient à l’écart et que le PS n’a pas encore tranché son débat interne quant à sa présence.

Cette primaire devra, si elle veut être attractive, délimiter clairement une base politique commune qui engagera les candidat·es. Cette base existe déjà, même si elle doit évidemment être actualisée : c’est le programme du NFP, adopté par les gauches et les écologistes, et qui a permis de remporter les élections législatives. Sur cette base, qui devra être approfondie, libre à chacun·e des candidat·es d’apporter sa spécificité et de déterminer ses priorités. Ce sera au « peuple de gauche » de décider qui incarnera le mieux le combat commun. Cette primaire sera l’événement fondateur de l’élan politique vers la victoire.

C’est pourquoi nous soutenons cette primaire et demandons à tous les partis de gauche d’y participer

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